CHRONIQUE
100% SAFARI
Par France Boucher
La chasse au pigeon et à la tourterelle en Afrique du Sud
Les provinces du North West, du Free State et du Limpopo, sont de très grandes zones agricoles. En vous y rendant vous pourrez observer ces vastes étendues dorées de tournesols, qui sont un plaisir pour les yeux, mais qui attirent aussi le pigeon du Cap communément appelé Rock pigeon. Vous pourrez d’ailleurs, durant la prochaine saison de l’émission Québec à Vol d’oiseaux, y voir un épisode où l’équipe de Majeje Africa Safaris s’est rendue dans le Limpopo, province au nord-est du pays pour participer à une chasse.
Le pigeon du Cap est considéré comme une espèce nuisible dans cette région parce qu’il s’attaque principalement aux champs de tournesols. Le pigeon, à lui seul, est responsable de près de 7% des pertes des producteurs agricoles et ces derniers favorisent donc cette méthode de régulation à d’autres beaucoup plus coûteuses comme l’effarouchement par canons ou à des semis plus denses. De plus la chasse permet aux agriculteurs d’obtenir des revenus supplémentaires, ce qui n’est pas à rejeter du revers de la main. Les travailleurs agricoles pour leur part y verront un festin de roi !!
Le pigeon du Cap est considéré comme une espèce nuisible dans la région du Limpopo parce qu’il s’attaque aux récoltes des agriculteurs.
Encore une fois la chasse agit ici comme une méthode de gestion et de contrôle des populations de pigeon et de tourterelle, elle n’est pas vue comme un simple plaisir et elle joue un rôle important. En régulant les effectifs d’oiseaux qui s’abattent sur les cultures, les chasseurs contribuent indirectement à réduire les dégâts agricoles. Dans certaines fermes, l’association entre agriculture et chasse est devenue un modèle gagnant: les champs nourrissent les oiseaux, ceux-ci attirent les chasseurs et l’argent rapporté par la chasse compense les pertes.
La chasse est une méthode de contrôle des populations de pigeon et de tourterelle.
Cette chasse est devenue un attrait international, des chasseurs viennent de partout dans le monde pour y participer.
Des caches installées en bordure des champs et parfois en plein milieu permettront aux chasseurs de se dissimuler. Les pigeons se déplacent en bandes serrées, à grande vitesse et peuvent parfois effectuer des virages très serrés. Les tourterelles, elles, plus petites, arrivent en vagues plus continues et diffuses.
Cette chasse est intense et dynamique. Une vraie tempête d’oiseaux s’abat souvent sur les chasseurs. Les tirs devront être rapides et précis, l’adrénaline sera à son comble du début à la fin.
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La chasse au pigeon est devenue un attrait international en Afrique du Sud et des chasseuses et chasseurs viennent de partout dans le monde pour y participer (A). En B un chasseur venant de récupérer des oiseaux qu’il vient de récolter. Remarquez les plans de tournesol à l’arrière dont les pigeons raffolent.
Une fois la récolte faite, un incontournable s’impose, un feu sera allumé et dès que la braise sera suffisamment chaude, le Braai commencera : les oiseaux seront nettoyés et marinés avec des mélanges d’herbes locales (huile, ail, thym ou romarin, paprika et un filet de jus de citron), mis en brochettes et grillés, jusqu’à ce que la peau soit croustillante, mais que la chair reste tendre. Le tout sera de façon générale accompagné de légumes grillés et de chutney au fruit.
Encore une preuve que notre loisir, notre passion pour la chasse a une grande importance. Les trop fortes populations de pigeons causent, aussi d’autres problèmes, dans les milieux urbains par exemple ou une forte hausse des maladies respiratoires est notée. Les pigeons causent aussi des dommages importants aux bâtiments. Et le plus important, le pigeon n’a pas d’autre prédateur que l’humain.

